Une affiche de concert se lit en deux secondes, de l'autre côté de la rue. D'où une grammaire réduite au minimum : un portrait passé en trame, une seule couleur franche, le nom de l'artiste en très gros et l'essentiel — la date, le lieu — rien de plus.
Le rouge sur noir tient la série de Furax Barbarossa à Django en passant par Malaa ; Deathpact bascule dans le vert acide, la pochette Lil Durk dans le bleu. Même trame, même rigueur, une couleur par artiste.





Le même goût pour la trame et l'aplat, mis au service d'autres publics : le tennis féminin de L'Open de Saint-Malo, une exposition sur le portrait au musée des Beaux-Arts de Rennes, et une affiche-manifeste qui prend l'expression au pied de la lettre.



Le logo du Syndicat professionnel des tisserands de Bretagne tresse des bandes de couleur comme des fils sur un métier, dans un losange qui fait cadre. À côté, une main dessinée en caractères ASCII, déclinée en quadrichromie.


« Un portrait, une couleur, un nom. Le reste se lit de l'autre côté de la rue. »